16h. Le bus s’arrête au poste frontière. Un officier de la Police du Kosovo monte à bord. Il en ressort au bout de quelques minutes avec nos passeports et un autre passager. Pour nos passeports, on sait ce qui cloche. Nous sommes entrés au Kosovo par un poste frontière tenu par la police serbe, avant de traverser le pont de Mitrovica pour rejoindre le sud, sous contrôle de Pristina. Pas de tampon d’entrée au Kosovo donc. Mais pour le passager, mystère. Les autres ne semblent pas en savoir beaucoup plus.
18h. Le passager réapparait, se dirige vers la soute et en sort son sac. Il ne passera pas la frontière, sans que l’on parvienne à savoir pourquoi. L’officier nous tend finalement nos passeports, affublés d’un tampon de sortie et toujours sans tampon d’entrée. Le bus redémarre, le chauffeur égrene les noms des passagers qui viennent récupérer leurs passeports : "Marković, Dimitrijević, …". Tous sont Serbes du Kosovo. Pour eux, le passage de la douane serbe se fait sans encombre.
Pour nous aussi, nos passeports portant un tampon récent d’entrée en Serbie. Mais dans le cas contraire, notre entrée au Kosovo aurait été considérée comme une entrée illégale sur le territoire serbe. Ce qui veut dire reconduite à la frontière, probablement au Monténégro, avant d’entrer à nouveau en Serbie.
2h d’attente pour cette fois. Souvent, le bus passe sans encombre. Parfois, il doit rebrousser chemin. Visas, tampons, passeports et frontières sont encore ici des questions épineuses.


































